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Acoustique du bâti et des équipements

Rubrique : A la une, Construction rénovation, Infos AICVF IDF

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Les critères du confort acoustique d’un bâtiment pour les bruits intérieurs ou extérieurs au bâtiment sont une source de gêne, d’anxiété et de stress pour les occupants, dans leur habitat comme dans leur milieu de travail ou leurs transports journaliers. La protection de l’être humain contre les effets du bruit doit être effective aussi bien à l’intérieur d’un bâtiment qu’à l’extérieur.
Pour les principaux systèmes constructifs, tout bruit est propagé par les structures rigides et leurs liaisons. La gêne est aussi due à la diffusion d’équipements électro-acoustique, avec une multiplication des sources de bruit et aujourd’hui un niveau élevé en basses fréquences.
La réduction des nuisances acoustiques impose tant la diminution du niveau sonore à la source que la réduction de la propagation du bruit, pour un bruit aérien comme la télévision, une chaine HI-FI ou la voix, pour un bruit de choc comme la chute d’objet, des pas et aussi pour tous les bruits des équipements.

La formation prévue pour les thermiciens de l’AICVF, via ICO, déclinera les cinq chapitres qui suivent :

  1. Les notions théoriques en acoustique avec la reprise des critères du confort acoustique, quelques notions théoriques, comme le son, le bruit, les bandes de fréquences, les octaves, la définition des grandeurs physiques : la fréquence, la pression acoustique, l’unité le dB, les niveaux de pression acoustique et de puissance ou d’intensité acoustique ainsi que la prise en compte de la sensibilité de l’oreille, avec la définition des filtres et des courbes de pondérations.
  2. Les bases réglementaires en acoustique avec la propagation du son en plein air ou en espace clos, les exigences aux bruits aériens et aux bruits de choc, les isolements entre locaux, les exigences aux bruits des équipements, la durée de réverbération en circulation commune et en local sensible, les bâtiments neufs qui sont assujettis à une réglementation en France continentale, et l’attestation acoustique en logements, puis sa généralisation pour les autres catégories de bâtiments réglementés.
  3. Les bons réflexes dès l’étude de prix avec la prise en compte des bruits de l’espace extérieur par l’isolement en façades des bâtiments, les bruits aériens et les bruits de choc, l’absorption en partie commune, la définition de quelques solutions de référence pour les murs, les portes, les planchers, les sols etc. ainsi que les enjeux d’une bonne conception des façades.
  4. Les solutions performantes d’un gros œuvre bien isolé pour les solutions de structure en façade avec ITI, ITR, ITE ou ossature bois et métal, la mise en œuvre de chape flottante sur une SCAM, une sous-couche acoustique mince, sous les sols durs ; l’isolation acoustique de façade, les murs, les menuiseries, les vitrages, les occultations ou les entrées d’air, la maîtrise de la durée de réverbération en circulation commune et en local sensible, et les points de vigilance en phase travaux.
  5. Des équipements techniques silencieux avec la différentiation des trois catégories de bruits d’équipements, le choix d’équipements silencieux, bien dimensionnés, avec leurs conditions de mise en œuvre et de maintenance, l’étude d’un système de ventilation VMC ou de climatisation, calculé, bien mis en œuvre et réceptionné, la désolidarisation d’un équipement technique motorisé, les particularités des ascenseurs, des chaufferies, des sous-stations, des transformateurs etc. les gaines de plomberie avec les cloisons et leurs trappes de visites et les points de vigilance en phase travaux.

Trois catégories d’équipements sont à considérer pour les bâtiments :

  • les équipements collectifs comme les ascenseurs, les chaufferies, les sous-stations etc.
  • les équipements individuels, comme les sanitaires, la robinetterie, les canalisations, le chauffage individuel etc.
  • et les équipements de ventilation mécanique la VMC et de climatisation, collectifs ou individuels.

Les bruits engendrés par ces équipements sont de deux natures, des bruits aériens réduits par des parois performantes et des vibrations atténuées en désolidarisant ces appareils de la structure lourde. Un équipement répond à plusieurs principes fondamentaux : un matériel ayant de bonnes caractéristiques en acoustique, bien dimensionné, avec une mise en œuvre soignée à un emplacement stratégique, puis entretenu et maintenu régulièrement.

Examinons les points importants d’une installation de VMC incorporée à un bâtiment neuf ou rénové. Les exigences réglementaires pour les logements et les locaux assimilables, par les deux arrêtés du 30 juin 1999 pour les logements ou les arrêtés du 25 avril 2003 pour les établissements scolaires ou de santé ainsi que pour les hôtels, fixent les niveaux de la pression acoustique normalisée à la réception LnAT en dB(A) du bruit engendré dans les conditions normales de fonctionnement par un équipement collectif du bâtiment.

Les schémas suivants illustrent la désolidarisation des équipements bruyants d’une VMC, leur découplage avec les réseaux de gaines et la désolidarisation du réseau des gaines horizontales et verticales vis-à-vis de la structure du bâtiment :

La position de l’extracteur VMC sur une dalle de comble ou une dalle de terrasse :

1 – Caisson d’extraction insonorisé, tapissé de laineAcoustique AICVF ICO
minérale, généralement de laine de roche ;
2 et 3 – Isolation thermique support de l’étanchéité de la dalle
terrasse ;
2 – Massif de propreté en comble ;

3 – Plots antivibratiles en comble, justifiés par note de calcul ;

4 – Massif en béton de 10 à 15 cm d’épaisseur ;

5 – Manchette souple rectiligne de 20 cm minimum, à la
jonction entre une gaine et le caisson de VMC.

 

Les canalisations horizontales en terrasse ou en comble :

Le supportage des gaines en dalle de comble ou en toiture terrasse :acoustique AICVF ICO

6 – Plot béton support de l’arceau maintenant la gaine ;

7 – Isolation et étanchéité en dalle terrasse ;
sous-couche résiliente en dalle sous comble technique.

 

 

 

Les Tés souches en têtes des colonnes, zone de turbulence où les flux d’extraction verticaux deviennent horizontaux vers l’extracteur :Acoustique AICVF ICO

1 – Té souche insonorisé par de la laine de roche à 80 kg/m3
situé à minima sur l’opercule supérieur de visite ;

4 – désolidarisation à la traversée du gros-œuvre par une
sous-couche résiliente de type RESIMAT.

 

 

Les colonnes verticales sont généralement situées dans une gaine de plomberie :

Acoustique AICVF ICOLa traversée d’une cloison intérieure :

2 – Bouche d’extraction à 15 cm sous plancher ou plafond ;

3 – Gaines en tôle spiralée raccordées par bandes où mieux
avec des éléments préfabriqués et des raccords à joints ;

4 – Désolidarisation d’une cloison par une bande résiliente de
type RESIMAT ;

 

Acoustique AICVF ICOLe pied d’une colonne verticale de VMC :

4 – Gaine tôle désolidarisée du gros-œuvre par un résilient
de type RESIMAT et puis un rebouchage au mortier de
ciment ;

5 – Tampon de visite, habillé de 45 mm de laine de roche à
80 kg/m3, situé à 1m sous le 1er piquage.

 

Les bouches d’extraction doivent posséder un P.V. d’essai réalisé par un laboratoire agréé COFRAC afin de justifier de performances en acoustique : un indice d’isolement [Dnew + C] en dB et un niveau de puissance acoustique Lw en dB(A) dont les valeurs, pour les logements, sont données dans le tableau ci-joint :

Acoustique AICVF ICO

Ce sont quelques extraits des slides de la formation acoustique prévue pour l’AICVF.
Les points de vigilance en phase de mise en œuvre d’un équipement technique :

  • la recherche d’un emplacement judicieux pour chaque équipement bruyant avec le choix et la définition des solutions, et le suivi de la mise en œuvre avec un traçage de chaque phase ;
  • la réduction de la perméabilité à l’air des réseaux de VMC ou de Clim, améliore l’isolement aux bruits aériens extérieurs ; il est nécessaire de résoudre les solutions aux interfaces entre les métiers, comme la traversée du gros œuvre, le suivi de la mise en œuvre avec un traçage par phase, et des mesures en cours de chantier tant pour l’acoustique que pour la perméabilité à l’air de l’enveloppe et des réseaux de VMC ou de climatisation ;
  • des visites de chantier pendant la mise en œuvre des équipements, avec un suivi régulier de la mise en place des équipements bruyants, et des mesures de réception acoustique sur des locaux témoins.

Consulter le guide CNB n°6 « Réglementation acoustique des bâtiments » sur le site du CidB bruit.fr.

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