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Aicvf Poitou-Charentes

Le Poitou-Charentes regroupe 4 départements : Charente, Charente-Maritime, Deux-Sèvres et Vienne. Elle a pour capitale régionale POITIERS qui est également la plus grande ville et la plus grande agglomération urbaine de la région.

Située dans le Grand Sud-Ouest français, elle regroupe une population de 1 760 575 habitants sur 2009 répartie sur 25 809 km2, soit une densité de 68 hab/Km2.
Elle est bordée par les régions Centre et Pays de la Loire au nord, Limousin à l’est et Aquitaine au sud. Sa façade ouest donne sur l’océan Atlantique.

Climat

Le climat, en Poitou-Charentes, est de nature océanique aquitain pour la partie charentaise, et océanique ligérien pour la partie poitevine2. Les précipitations, réparties sur l’ensemble de l’année, varient environ entre 650 mm et 900 mm, le nord-est de la région (nord du département de la Vienne) étant moins arrosé que le sud-ouest (littoral de la Charente-Maritime). Les hivers sont doux, les étés chauds mais sans excès.
La région bénéficie d’un ensoleillement important (plus de 2000 heures par an sur le littoral). Malgré des pluies réparties sur l’ensemble de l’année, l’évapotranspiration est élevée durant les mois d’été : de mai à septembre.La neige ne dure jamais longtemps, et les gelées sont de courte durée.Sur les sols les moins fertiles, forêts et prairies couvrent de grands espaces, souvent bocagers. À l’inverse, les labours dominent dans les plaines découvertes constituant les paysages d’openfield caractéristiques appelés « campagnes ».

Economie Régionale

Des grands secteurs de l’économie régionale qui ont le plus évolué depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, c’est l’agriculture qui vient en tête. L’abandon de la profession par de nombreux exploitants trop âgés pour cultiver leurs terres ou trop jeunes et donc en difficulté pour en acquérir de nouvelles , le regroupement des exploitations entre quelques mains et la mécanisation ont conduit à une spécialisation aux dépens de la polyculture, pourtant de tradition dans nombre de régions du Centre-Ouest.

Chaque ferme, souvent de petite dimension, se livrait autrefois à des cultures variées (céréales, plantes fourragères, vigne, arbres fruitiersà) et à l’élevage (vaches, porcs, moutons, chèvres, volailles et ânes : baudets du poitou notamment).

Aujourd’hui une exploitation de 30 à 50 ha se consacre à la culture de deux ou trois produits : céréales (blé ou maïs), oléagineux (tournesol ou colza), tabac dans quelques terroirs favorisés de la Vienne, vigne en Charente (pour la distillation) et dans quelques secteurs donnant des vins de qualité supérieur (plaine de Neuville), exceptionnellement  d’appellation d’origine contrôlée (AOC), comme au nord de la Vienne et des Deux-Sèvreds (appartement aux vignobles du Val de Loire).

Suivant les endroits, l’élevage du gros bétail est pratiqué pour la fourniture de lait ou de viande (race bovine parthenaise, originaire de Parthenay), avec recours aux plantes fourragères et de plus en plus aux aliments composés.

Les élevages ovins et caprins, le plus souvent en plein air, fournissent agneaux et fromages de chèvre réputés (chabichou).

Bon an mal an, la région se situe aux premières places des producteurs français pour le lait de chèvre, le blé, le tournesol, le tabac et les graines de plantes fourragères.

Parmi les produits d’appellation d’origine contrôlée ou d’indication géographique protégée enregistrés auprès de l’INAO le Poitou-Charentes produit notamment :

 • le Beurre des Charentes-Poitou avec des zonages plus restrictifs pour les Charentes et les Deux-Sèvres (Décret du 29/08/1979) • le Chabichou du Poitou (Décret du 29/06/1990 modifié) • le Cognac (Décret n° 2009-1146 du 21 septembre 2009) • le Pineau des Charentes blanc ou rouge (Décret n° 2009-1132 du 18 septembre 2009) • l’Agneau du Poitou-Charentes (N° national du dossier: IG/03/98) • les Volailles du Val de Sèvres (N° National du dossier : IG/29/94) • le Melon du Haut-Poitou (N° National du dossier IG/14/95) • les Huitres de Marennes - Oléron (N° CEE : FR-PGI-005-591/16.02.2007)

Les eaux-de-vie obtenues dans la région d’appellation pour la fabrication du célèbre cognac, après une période de vieillissement dans les chais d’au moins trois ans, sont exportées dans le monde entier par les grandes maisons de négociants. Le pineau des Charentes est l’autre fleuron régional.

L’industrie

Les collectes effectuées par les laiteries coopératives ou privées ont donné naissance, depuis un siècle, à une importante production de beurre, de fromages et de produits dérivés (poudre de lait), plaçant l’agroalimentaire à un niveau convenable. L’abattage des bêtes d’élevage n’a, en revanche, pas entraîné une grande industrie de traitement de la viande. D’anciennes industries ont dû se spécialiser pour survivre : la papeterie charentaise fournit aujourd’hui des papiers spéciaux, des scieries traitent des grumes importées pour en faire des panneaux de contreplaqués et d’agglomérés.Les industries extractives sont particulièrement bien représentées, la géologie y permettant une grande variété d’exploitations. Les Deux-Sèvres, riches en roches dures de type diorite, fournissent les granulats pour la viabilité et le ballast des lignes à grande vitesse. La rareté de ces roches fait que ces matériaux descendent jusqu’à Bordeaux ou remontent à Paris. Les roches sédimentaires (calcaire) que l’on trouve en Charente et Charente-Maritime sont exploitées pour en faire de la pierre de taille, des matériaux de terrassement, des charges minérales pour des applications industrielles ou agricoles, ou du ciment. Le Poitou-Charentes compte 3 cimenteries : Airvault, la Couronne et Bussac-Forêt. On peut y ajouter l’extraction de sables alluvionnaires et de sables marins qui servent à la production de béton.

Les industries des matériaux de construction (briques, tuiles, produits réfractaires…), quelques branches de la chimie et surtout les industries mécaniques - allant de l’électrotechnique au matériel de transport (voitures de chemins de fer, TGV, pièces détachées pour automobiles, avions, bateaux de plaisance), en passant par des engins pour la défense nationale - complètent la gamme des activités régionales. La réussite de quelques firmes a intéressé des sociétés étrangères; certaines ont pris des participations dans leur capital, voire les ont totalement absorbées.

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