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Cr rencontre du 26 octobre : Visite de l’unité de méthanisation LULIMETHA

Rubrique : A la une, Accueil

Vue ensemble

Par une matinée froide et brumeuse, nous nous sommes retrouvés pour la visite de l’unité de BIO-méthanisation. Accueillis par M. Tranquart, le créateur et exploitant de l’unité avec son épouse, nous avons fait le tour des structures et découvert le process de méthanisation.

La réflexion est partie de l’odeur forte que l’exploitation dégageait avec un cheptel de 130 bovins, pour arriver à la diminution de ces odeurs.

Vaches

Après 4 ans de réflexions et d’étude, l’unité de bio-méthanisation a démarré en juillet 2017 et produit entre 180 et 220 kw d’électricité. Il n’y a pas d’auto-consommation sur place et l’électricité est revendue en totalité à EDF à 21 centimes d’euros le kwh, soit une vente moyenne de 30 000€ par mois.

L’unité est une méthanisation liquide : à partir des déjections animales produites sur le site (lisier et fumier), de déchets de céréales, d’herbe et d’une unité de production de petits légumes proches, 400 litres de déchets sont envoyés toutes les heures dans le digesteur. C’est dans cet équipement, d’un diamètre de 20 m que la méthanisation se produit en milieu biologique anaérobie à une température entre 38 et 40°C. Nous avons appris, à cette occasion que les paramètres pour que la méthanisation soit la plus efficace possible étaient très précis : température, proportions des entrants, mélanges (par des agitateurs), …

Methaniseur     Methaniseur 2

Les 100 m3 de gaz produit chaque heure sont composés à 50% de méthane, ainsi que de CO² et de soufre. Ce gaz, brulé par le moteur à cogénération permet de produire de 180 kw (la puissance électrique minimale pour que l’installation soit viable) à 220 kw. La chaleur produite est valorisée par son utilisation dans les séchoirs voisins. Ils ont été utilisés cette année pour sécher le maïs trop humide pour être reçu au silo, la luzerne, …

L’entreprise cherche d’ailleurs d’autres débouchés possibles pour ces séchoirs. Une serre utilise également la chaleur produite par le moteur en hiver.

Tomates

Les matières sont extraites du digesteur toutes les heures et sont séparées en phase liquide et solide. La matière liquide est stockée dans un bassin pour épandage. La matière solide est également répandue dans les champs de l’exploitation. Cela permet de diminuer les achats et l’utilisation d’engrais.

Initialement, l’installation a dû être adaptée car les vis n’avaient pas été prévues pour l’injection de fumier (système allemand qui n’injecte que des céréales et petits déchets). Un système informatique perfectionné permet de surveiller constamment l’installation pour les éventuelles défaillances de moteur ou autre. Des contrats de maintenance sont d’ailleurs prévus pour ne pas interrompre la production.

L’unité représente un investissement de 2 millions 150000€ et et prévue être amortie en 8 ans.

Merci à M. Tranquart de nous avoir accueilli.

Un petit restaurant local voisin nous a permis de continuer les échanges et de nous réchauffer…