RISQUES PROFESSIONNELS. Douze propositions pour répondre aux défis auxquels est confrontée la profession des coordonnateur SPS : c’est l’objet d’un livre blanc qui vient d’être publié par un ensemble d’organisations représentatives de ce secteur et de maîtres d’ouvrage.

La coordination SPS fête ses vingt-cinq ans cette année. Plusieurs organisations représentatives de cette profession et de maîtres d’ouvrage public et privé lancent pour cette occasion le Livre blanc de la coordination sécurité et protection de la santé (accessible ici). Ce travail propose douze recommandations visant à renforcer le rôle de cet acteur du chantier.

Un potentiel “sous-estimé”

“Depuis la création de la mission en 1993, la mise en place d’un coordonnateur de sécurité et de protection de la santé est rendue obligatoire par le Code du Travail lorsque plusieurs entreprises ou travailleurs indépendants sont appelés à intervenir dans des opérations de bâtiment ou de génie civil”, nous rappelle un communiqué de presse sur le sujet. Mais, selon les organisations impliquées, le potentiel de la fonction de CSPS reste “sous-estimé”. La preuve, d’après une étude réalisée en 2016 auprès de plusieurs centaines d’acteurs du métier, dont 299 CSPS, 76% des coordonnateurs sont relégués en marge de la phase de conception, 53% des opérations sont menées sans véritable concertation entre les acteurs et 27% des missions sont rémunérées à moins de 40 € de l’heure.

2.000 postes à pourvoir dans les prochaines années

La profession, par ce livre blanc, cherche ainsi à répondre à quatre enjeux principaux : mieux mettre en œuvre le cadre législatif et règlementaire et en mesurer les impacts (par exemple en ajoutant le contrat de mission du coordonnateur SPS comme une pièce constitutive du dossier de dépôt du permis de construire) ; dépasser la seule relation contractuelle entre le maître d’ouvrage et le coordonnateur SPS (par exemple en concevant un outil de pilotage de la mission de coordination SPS pour le maître d’ouvrage et partagé par le coordonnateur SPS et le maître d’œuvre) ; développer la valeur ajoutée de la mission avec des outils mieux adaptés et des compétences renforcées et enfin relever le défi des 2.000 postes à pourvoir dans les prochaines années